8 avril 2013

Mondoblog à Dakar, Erge sur Paris-Roubaix

ParisRoubaixLa vie est faite de choix, parfois heureux, parfois douloureux. Alors que nos amis blogueurs sélectionnés de Mondoblog commencent leur semaine de formation à Dakar, je vous livre un petit billet sur mon parcours de dernier week-end. Bien loin du Sénégal, j’effectuais la couverture de la grande classique cycliste française: Pari-Roubaix.Attention, pas de controverse ici. Mon choix, si Cornélien fut-il, ne me permettais pas de rejoindre Charles de Gaule, pour m’envoler vers ce soleil qui nous fait tellement défaut en Europe, et plus particulièrement en Belgique. Par contre, je suis très heureux pour les 51 blogueurs sélectionnés pour cette seconde formation d’RFI – Atelier des Médias – Mondoblog. A ce sujet, le portrait ci-dessous vous fera connaître l’un d’eux un peu plus. Bonne semaine @ vous, collègues!

Portrait @Mondoblog : Fofana ( Côte d’Ivoire ) from Atelier des Médias on Vimeo.

Donc revenons à cette épreuve mondialement connue, qu’est Paris-Roubaix. L’Enfer du Nord comme ils disent… Et bien oui, on parle bien d’enfer, avec plus de 50 km de pavés, gros comme des casses vitesse, mais voilà il faut les passer à vélo, et non en voiture. 198 partants, et un seul vainqueur. Un frisquet et timide soleil à Compiègne, la ville de départ, où tous les espoirs sont permis, surtout ceux de rallier Roubaix, la ville nordiste, au bout de 254,5 bornes à une vitesse éclaire. Certes, tous n’affichaient pas les mêmes certitudes. Pour beaucoup, le vélodrome roubaisien ressemblait plus à un rêve inaccessible que de réelles possibilités de se montrer à son avantage. Pour une poignée, par contre, il fallait tout employer pour faire « tomber » (au figuré, s’entend…) le grandissime favori, le Suisse Fabian Cancellara. Avant ce fatidique départ, et les esprits encore lucides, nous avons rencontré un spécialiste des courses mouvementées, que ce soit sur route ou dans les labourés, le Français Steve Chainel. Il se confiait à notre micro, avec cet esprit compétiteur qu’on lui connaît:

Paris-Roubaix 2013: Steve Chainel by Erge

En fin de compte, le sociétaire de la formation AG2R-La Mondiale se classe à une honorable 17ième place, et le sentiment du devoir bien fait. En effet, il n’y avait rien à faire contre Spartacus (nom donné au coureur suisse) qui remporta, de dure lutte, au sprint cette 111è édition de Paris-Roubaix. Un sprint à deux, avec le jeune Belge, Sep Vanmarcke (24 ans) qui tenu tête à Cancellara jusqu’au dernier cinquante mètres. Cet « Enfer » fut également le théâtre de nombreuses chutes et crevaison, malgré le temps particulièrement clément de ce dimanche. La poussière prévalait sur la pluie, ce qui explique peut-être le record de la course, disputée à la moyenne de plus de 44 km/h.

Dans le calendrier cycliste international, celui de l’UCI (Union Cycliste Internationale), Paris-Roubaix se classe dans ce qu’on appelle les « classiques flandriennes », au même titre que le Tour des Flandres (le Ronde) disputé en Belgique. Ces classiques se distinguent par des profils plutôt « plat », malgré les monts (bergs) aux pentes sévères, mais courtes. Faisant suite à ces dernières, nous auront -dès dimanche prochain, avec l’Amstel Gold Race- les Ardennaises. Celles-là qui conjuguent longueur et altitude. Nous voulons parler de la principale, la Doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège. Pour ces dernières, les acteurs changent. En fait, à de très rares exceptions près, on ne participe pas aux deux genres, sous peine de « passer au travers ». Donc, d’autres coureurs viendront rouler des mollets, comme le fera le champion du Monde, Philippe Gilbert, ayant fait l’impasse sur les Flandriennes. Encore de bien beaux moments de sport, même si de plus en plus de détracteurs du cyclisme donnent de la voix. L’exemple du Paris-Roubaix 2013 fait qu’il faut encore croire en ce sport, et surtout en ces hommes, de vrais sportifs. Tout comme ces rugbymen, par exemple. Bien entendu, nous n’avons dit mot sur une certaine forme de  soin, chimique ou traditionnel…

Aller, encore une fois bonne semaine à Dakar.

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